L'Apsms s’associe à la journée d'étude : "Quelles adaptations de la société au vieillissement ?", qui aura lieu le mardi 27 janvier au CRDP de Nancy, en partenariat avec la Mission Formation continue de l'Académie de Nancy Metz, le CCDP de Meurthe et Moselle et le réseau CANOPE. Télécharger le programme. Nos adhérents sont invités. 

 

Les actes de la journée d'étude "Quels enjeux pour les politiques sociales dans une économie de marché ?" paraitront début 2015 dans l'espace réservé du site. 

 

Lire la lettre n°48 de la réforme ci dessous

 

Pour la prochaine session 2015 de l'agrégation externe, 7 postes sont prévus pour la discipline Sciences médico-sociales, sur les 1 940 postes offerts. Les épreuves écrites sont fixées entre le 9 et le 26 mars selon la spécialité.

Réforme des lycées

La lettre n°48 de janvier 2015 

Après la rénovation des programmes de première en septembre 2012, puis ceux de terminale en 2013 et la nouvelle session du Bac ST2S en juin 2014, la réforme du lycée est terminée. Il reste encore à en mesurer ses effets sur l’offre académique de formation et sur l’orientation de nos bacheliers vers l’Enseignement Supérieur.

Les conséquences ont été différentes selon les Académies et  les politiques rectorales. Ainsi, avec la disparition des classes d’adaptation et la transformation des BEP CSS en bacs professionnels ASSP, on peut relever des fermetures de classes ou des flux d’élèves amoindris, sans pour autant mettre en péril le devenir structurel de nos sections ST2S.

Les interrogations portent surtout sur la vision globale de la filière technologique : son identité, qui la distingue de la filière professionnelle, et les perspectives d’orientation post-bac de ses bacheliers.

Dans notre secteur d’activité, il est incontestable que les emplois sont réels mais impactés par les économies à réaliser dans les emplois hospitaliers ou encore dans la protection sociale. Ainsi, les priorités nationales et régionales consistent bien à répondre au vieillissement et à développer, en conséquence, l’aide à domicile et l’accueil en EHPAD.

Cet objectif tend à donner toute leur importance aux emplois d’aide soignant ou de travailleur familial, qui, pour la plupart, ne sont pas qualifiés ou limités en terme de durée d’études.

C’est l’interrogation majeure pour notre avenir, alors que le nombre de places en IFSI risque de diminuer au bénéfice des écoles d’aide soignants et que les autres formations sanitaires et sociales post bac accueillent de nombreux bacheliers généraux S ou ES et, le plus souvent, des étudiants après une ou deux années universitaires. Il faut impérativement élargir le regard de nos bacheliers sur d’autres études (STS, IUT, Université), d’autres métiers de la santé et du social, alors que le Ministère de l’Enseignement Supérieur annonce une nouvelle filière réservée aux bacheliers professionnels....lire la suite

 

Editorial Janvier 2015

Polyvalence ou spécialisation des voies de formation ?

En fin d’année 2014, le débat portait une fois de plus sur l’efficience éducative, résultant de stratégies différentes, de polyvalence ou de spécialisation des voies de formation.

Un rapport de l’Inspection Générale, publié en décembre 2014, analysait l’impact de la création des lycées polyvalents et de la labellisation « lycée des métiers » sur les résultats des élèves et sur leurs parcours de formation. Il  recommande la première formule par rapport à la seconde.

Dans le même temps, Geneviève Fioraso présentait, le 19 décembre, une nouvelle filière supérieure professionnelle prévue pour la rentrée 2016, avec la création d’un brevet professionnel supérieur aux côtés du brevet de technicien supérieur. Ce dernier ne peut plus « absorber » le flux des nouveaux bacheliers professionnels (155 000 en 2013 contre 119 000 en 2010).

En ce début d’année 2015, cette contradiction reste toujours à résoudre, même si des dispositifs existent déjà (lycée des métiers en 2001, campus des métiers en 2013), permettant de tendre vers une plus grande mixité des publics, une fluidité des parcours et une optimisation des moyens.

La discussion est déjà bien présente au sein des lycées polyvalents (représentant la majorité des établissements avec une offre technologique tertiaire ou industrielle).

Comme au Collège, la polyvalence et l’accueil de tous les élèves « troublent » dès la classe de seconde. Depuis la dernière réforme du lycée, les enseignements d’exploration ne sont souvent que des « alibis » pour une spécialisation qui se justifie par les résultats scolaires dans les matières jugées fondamentales, prédestinant ainsi à une orientation  vers les séries générales et, à défaut, vers les séries technologiques.

La spécialisation est la marque d’une évaluation qui s’appuie sur la culture et les ambitions de l’élève et qui légitime une orientation prioritaire vers les sections scientifiques, littéraires, économiques et sociales.

Le système éducatif ne fait ici que reproduire  les rôles attendus dans chaque organisation, séparant les tâches d’exécution et celles de conception et d’encadrement. Ce cloisonnement des aptitudes facilite la réponse pédagogique aux besoins supposés et permet à chaque acteur de se positionner, d’acquérir une identité sociale et professionnelle.

 

En ce début d’année 2015, la proposition du Ministère de l’Enseignement Supérieur renforce la spécialisation en introduisant la notion de filière professionnelle de la seconde professionnelle aux « BPS ». Ces derniers seraient de préférence par alternance et financés par les entreprises.

Ce nouveau diplôme de niveau 3 conduirait aussi aux licences professionnelles et permettrait d’éviter les échecs en STS, mais surtout, en IUT ou encore à l’Université !

Cette initiative serait une réponse (comme souligné ci-dessus) à l’augmentation des bacheliers professionnels et à leur volonté de poursuivre des études supérieures (plus de la moitié d’entre eux selon les enquêtes).

Il s’agirait, avec ce nouveau diplôme,  de démocratiser l’accès à l’Enseignement Supérieur grâce à une discrimination positive.

 

Peut-on dépasser la contradiction entre polyvalence et spécialisation ? Ne peut-on pas promouvoir la mutualisation sur un même lieu, ou dans un même réseau, entre les lycées généraux, technologiques et professionnels, sans omettre  l’Université ? D’où l’idée de campus qui faciliteraient les transitions et, surtout, la promotion professionnelle, pourquoi pas, tout au long de la vie…

Pour l’Inspection Générale, cette mutualisation n’aurait de succès qu’à certaines conditions, sans doute difficiles à réunir : équilibrer le nombre d’élèves entre toutes les voies, décloisonner des services, avoir une dotation unique et un seul projet pour l’établissement !

Le véritable décloisonnement serait déjà celui des mentalités et des regards sociaux. La distinction, la spécialisation n’est –elle pas aussi source de richesse pour la société, à condition qu’elle ne soit pas subie ?!

 

Francis Michaud, Président de l’A.P.S.M.S