Le JO et le site du Ministère confirme l'ouverture de l'agrégation externe pour 2015 et seulement externe pour SMS, le nombre de postes n’est pas encore communiqué.

Les inscriptions se feront entre le 11 septembre et le 21 octobre.

Les épreuves écrites de l'agrégation externe sont fixées entre le 9 et le 26 mars selon la spécialité.

Pour LE CAPET et le CAER, tout est ouvert, l'interne comme l'externe et les épreuves fixées les 30 et 31 mars.

 

 

L'arrêté du 21/5/2014 publié au JO du 6/6/2014 ajoute, pour le CAPET STMS externe et interne ainsi que pour l'agrégation SMS interne et externe, les modalités suivantes :

Pour les épreuves d'admissibilité et d'admission, certains documents fournis par le jury peuvent être rédigés en mangue anglaise compte tenu de leur nature scientifique.
D'autres spécialités sont concernées par cette mesure.

Lire la lettre de la réforme n°45La réforme de l’enseignement supérieur de 2013 a des conséquences pour la rentrée 2014, particulièrement pour l’entrée en STS ou en IUT, mais aussi dans l’offre des licences et masters devenue plus lisible pour ceux qui s’inscrivent sur APB... 

Calendrier du baccalauréat 2014. 

 

Actualités

Espace Adhérents : une page dédiée à l'agrégation avec revue de presse, une revue spéciale qui compile l'ensemble des textes officiels, la revue n°27 de avril 2014... 

Réforme des lycées

La lettre n°46 Avril 2014. Point de vue critique : le référentiel, les compétences et … l’évaluation

 

Editorial septembre 2014

 

C'est la rentrée !

La rentrée 2014/2015 sera incontestablement celle de la "consolidation". Il faudra faire un bilan des pratiques sur les nouveaux programmes, analyser les résultats du baccalauréat 2014, et se centrer sur les perspectives des poursuites d'études pour un bachelier ST2S.

L'évaluation d'une nouvelle épreuve, comme celle du projet technologique de terminale, n'est pas évidente. A priori, beaucoup d'interrogations ont émergé l'année dernière, en dépit des documents de cadrage et les équipes ont pu y répondre, sans aucun doute, par de la "bienveillance" dans leur notation, tout comme pour les activités interdisciplinaires à leur début.

Il faut cependant replacer l'évaluation formative et terminale dans des objectifs éducatifs qui ont beaucoup évolué depuis une vingtaine d'années, et qui continuent à le faire.

Aujourd’hui, l'évaluation ne doit plus être une sanction, mais un indicateur pédagogique qui situe l'élève  par rapport à des compétences et des capacités. Après une classe de seconde et un cycle terminal de deux années, l'échec à l'examen doit être une exception, comme déjà observé depuis de nombreuses années dans les séries générales, L, S et ES.

Le taux de réussite du bac ST2S en juillet 2014, 90,8% contre 85,2%, n'est pas sans laisser perplexe un certain nombre de professeurs, comme jadis il en était du brevet des collèges et, encore plus loin, du certificat d'études primaires !

L'histoire se répète et se décale, mais oppose toujours ceux qui s'inquiètent du "laxisme", des "pressions" sur les correcteurs, de l'abaissement du niveau d'exigences, et ceux qui rappellent que l'école française est une des plus inégalitaires, permettant une reproduction des élites aux dépens des décrocheurs.

Dans ce débat sans fin, chacun s'accordera pour dire que le travail, l'effort, la curiosité, restent les fondements de la réussite et de l'ambition pour une trajectoire d'étude et professionnelle réussie.

 

Le baccalauréat n'est plus, depuis longtemps, le terminus d'une scolarité qui répond à la demande économique et sociale, mais un autre point de départ difficilement maîtrisable. Car, quel que soit l'accompagnement, l'orientation reste aléatoire et la réussite liée à des déterminants qui échappent aux seuls programmes et formateurs.

Nous savons que la légitimité du bac n'est pas dans son pourcentage de réussite, mais dans les atouts  qu'il offre pour valider l'enseignement supérieur, en l'occurrence dans la série ST2S, la réussite aux concours et aux formations de la santé et du social. Il en va ainsi pour les poursuites d'études en STS, IUT ou à l'Université.

La transition est souvent compliquée pour le jeune. Ce dernier ne dispose pas toujours des ressources nécessaires pour un travail autonome, tourné vers la recherche personnelle et la complexité de l'objet étudié.

Ainsi, à titre d’exemple, une préparation aux concours de la santé en classe terminale, ou l'année suivante, ne peut se limiter à une préparation aux épreuves ; la sensibilisation à la vie étudiante à une visite d'un forum des études ou à une découverte d'un amphithéâtre, d'un restaurant universitaire !

 

De nombreuses initiatives et de nombreux projets pour une orientation choisie, sont déjà opérationnels dans nos classes et nos établissements pour favoriser la réussite des élèves dans le Supérieur. La réforme des programmes et des épreuves va aussi dans ce sens.

Toutes ces actions démontrent que le découragement n'est pas une réponse. Que nous devons toujours bâtir des solutions en tenant compte d'un public qui nous interpelle, nous désoriente parfois, et d'une politique éducative de moins en moins fondée sur la seule transmission de savoirs.

 

Bon mois de septembre à tous !

 

Francis Michaud, Président de l’A.P.S.M.S