Les actes de la journée d'étude "Quels enjeux pour les politiques sociales dans une économie de marché ?" paraitront début 2015 dans l'espace réservé du site. 

 

Arrêté du 13 octobre 2014 : Il est créé au ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, un traitement automatisé de données à caractère personnel intitulé « Livret scolaire du lycée » (LSL) ayant pour finalité l'aide à l'évaluation des candidats pour les jurys du baccalauréat.


Le périmètre du LSL est limité à la série sciences et technologies de la santé et du social (ST2S) des lycées d'enseignement technologique publics ou privés sous contrat d'association sous tutelle du ministre de l'éducation nationale, en classe de première pour l'année scolaire 2013-2014 et en classe de terminale pour l'année scolaire 2014-2015, dans environ 60 lycées répartis dans les académies de Besançon, Reims, Rennes et Toulouse.
Ce traitement comporte un téléservice ayant pour finalités de permettre aux élèves de :

·         consulter le livret scolaire dès la fin de la classe de première dans la voie technologique ST2S

·    certifier qu'ils ont pris connaissance du livret après sa validation par le chef d'établissement et avant sa consultation par le jury du baccalauréat.

 

 

la lettre d'information n°47 sur la réforme du lycée et du post bac : Données statiques sur la série ST2S, ses poursuites d'études post bac et son entrée dans la vie active après un diplôme supérieur. 
 
Pour la prochaine session 2015 de l'agrégation externe, 7 postes sont prévus pour la discipline Sciences médico-sociales, sur les 1 940 postes offerts. Les épreuves écrites sont fixées entre le 9 et le 26 mars selon la spécialité.

 

 

 

 

Réforme des lycées

La lettre n°47 Novembre 2014. Données statiques sur la série ST2S, ses poursuites d'études post bac et son entrée dans la vie active après un diplôme supérieur. 

 

Editorial décembre 2014

 

Insécurité : transition subie ou  partagée pour une autre pédagogie, un système éducatif en évolution ?

L’innovation est souvent génératrice de frustrations et de suspicion.

La frustration est celle de ne plus pouvoir appliquer totalement le calque de ses savoirs et de ses représentations du métier d’enseignant. Le discours, la pratique des pairs, des compagnons et sa propre expérience, sont altérés par un environnement évolutif qui va au-delà des simples changements de programme.

La suspicion est celle des non-dits, des effets supposés des nouvelles recommandations académiques, mais aussi, celle des débats publics nationaux et européens sur l’éducation au 21ième siècle.

Le formateur imagine le contrat avec l’Institution, rompu, par des réformes successives, parfois contradictoires, par l’adresse de missions qui ne paraissent pas relever du métier. D’où des réactions de rejet et de repli vers des valeurs sensées être immuables, comme la transmission des savoirs, le travail demandé aux élèves, le classement par les notes, les examens terminaux…

 

Et si l’innovation consistait déjà à inverser la pédagogie, la classe… Fini le cours magistral ! Il revient à l’élève de préparer le cours en dehors de sa salle de classe, avec des supports proposés par le professeur, comme  des vidéos de courte durée (capsules) ou encore par des podcasts, des lectures...

L’élève arrive ensuite en classe avec ses questions et son analyse. Le temps avec l’enseignant est alors consacré au travail d’équipe, aux apprentissages actifs. Le maître n’est plus un passeur, mais un accompagnateur.

Cette proposition n’est pas nouvelle. Depuis les années 70, elle s’insère dans un courant où l’accent est porté sur une pédagogie différenciée. Elle prend tout son sens avec l’accompagnement personnalisé ou, plus simplement, dans le cadre actuel de nos activités technologiques et de nos projets.

Inverser, c’est aussi faire en sorte que chacun soit acteur, et que la compétence soit centrée sur la reformulation, l’approfondissement et l’explication.

Il reste à espérer que les supports ne soient pas généralisables et réducteurs, que l’effectif de la classe puisse offrir un cadre facilitateur !

 

Et si l’innovation venait du numérique ? Les tablettes, par exemple, remplaceraient le tableau blanc pour accéder aux ressources et aux cours en ligne.

Le portail d’accès aux savoirs ne serait plus l’enseignant mais le réseau. L’espace numérique de travail permettrait les échanges, contournant, ainsi, la centralisation et l’expertise des savoirs attribuées, jusqu’à présent, au seul professeur dans sa classe.

Il ne s’agit plus de défendre une classe inversée mais une classe à distance !

Pourquoi pas, pour demain, des cours en ligne accessibles à tous et de partout, avec une vérification par des QCM labellisés par le Ministère ou par les régions dans le cadre de leurs compétences décentralisées.

Le redéploiement des moyens serait important. Les heures en présentiel ne pourraient que diminuer, voire disparaitre à long terme ! Vive les MOOC et les forums pour échanger ! Cette pratique n’est-elle pas déjà celle de nombreuses Universités ?

 

Et si l’innovation était déjà de mutualiser les pratiques nombreuses ,mais invisibles, que les collègues utilisent déjà dans leurs classes pour répondre aux besoins ressentis auprès des élèves ?

Et si l’innovation confortait la légitimité,  la reconnaissance de l’enseignant, et non pas l’inverse, comme on l’entend parfois. L’acte éducatif a-t-il besoin de s’appuyer sur la seule autorité et sur la répétition ?

Et si l’innovation était déjà de se rencontrer entre collègues, de partager ses expériences, de construire ensemble, comme avant !!

 

 

Francis Michaud, Président de l’A.P.S.M.S